Le raid c’est comme la vie : parfois il faut pas faire dans la Dentelle…

Voici le Compte-rendu rédigé par Guillaume qui nous expose son weekend sur le Raid des Dentelles 2018 !

Bonne lecture !

Le 5 mai dernier avait lieu le très fameux Raid des Dentelles, organisé avec passion par l’équipe de 400 Team sur un terrain de jeu Lubéronais exigeant : une épreuve longue de 195 km, 6500 D+ sur environ 24 heures et un raid découverte d’une 30aine de km… De belles épreuves pour fêter un anniversaire ☺

Jusqu’à 1 semaine avant l’échéance, on était ébahis par la motivation des Gônes. Suite à notre sondage on avait : 6 équipes sur le Raid long, 3 équipes sur le raid court, des GR dans d’autres équipes, des supporters…près de 35 personnes au compteur ! « Mazette ! Avec tous ces morts de faim, on va mettre le paquet pour leur trouver un bon petit gîte afin que les conditions soient OP-TI-MA-LES ! ». On a trouvé un superbe mas provençal avec piscine et billard, rien de tel pour mettre les gens à l’aise… La météo était radieuse, les gens étaient chauds, que rêver de mieux ?

Mais malheureusement, dans la vie comme dans le raid, quand la roue commence à tourner du mauvais côté…ben, tu recules. Et quand tu recules, c’est pas bon. Le ton a été donné par le désistement de plusieurs équipes pour cause de blessures : Sandrine à la Cheville, Florent et Quentin, Sébastien… On est plus que 21 au gite le vendredi soir mais avec une motivation toujours au top !

Le lendemain sur la ligne de départ du raid long se présentent :

  • Marine, Gilles et Laurent avec les GONES RAIDEURS MIXTE;
  • Jean-phi et Loup sur la team ROC MECOJIT / GONES RAIDEUR ;
  • Clémentine, Damien et Guillaume dans l’équipe GR69-DSN74-NO LIMIT ;
  • Etienne, Joseph et Rémi avec leur légendaire BIM BIM TEAM ;
  • Mathieu avec ses potos ;
  • Emilie avec les FMR.

Figure 1 : Quelques-uns de la fine équipe du raid XL

Sur le raid court :

  • JD et Kévyn avec les GONES RAIDEURS TQF ;
  • Sylvie et Lucie avec les GONES RAIDEUSES ;
  • Périne et sa sœur.

Dans l’équipe des supporters : Maelle, Zélie et Charlotte, Morgane et Meije, Myriam, Marion et Hugo,

Pour le raid XL, les équipes s’élancent à 11h sous un soleil de plomb. Ça part très vite. Un premier relai avec des passages sous les arches des mines de Bruoux. Une ambiance presque landaise entre sable et pins (et même quelques dunes).

Arrive la première épreuve de vélo, les uns derrière les autres dans un petit single forestier, pour le plus grand plaisir de Clémentine : « Putain, mais ça me tend d’avoir des gens juste derrière !! ». Heureusement que le fameux Swim/Run qui en a tant effrayé arrive vite. Dans une eau à 17°C, nous nous prélassons autour de Damien et son crawl athlétique. Une formalité ! ☺

C’est lors de la CO que les choses se compliquent, un syndrome de l’essuie-glace glané lors d’une course sur du bitume la semaine précédente se réveille…pas bon signe. D’autant que ce réveil du genou est couplé avec un début d’insolation. «J’avais pourtant sorti la casquette ! Damned ! » « Ça va passer, ça va passer…». Dam et Clem gèrent la carte comme des boss pendant que je peine à les suivre…

Le 2ème vélo se passe mieux, l’air frais m’enlève cette nausée insolatoire. « Oh yeah, on repart comme en 40 ! » On tient une bonne place ! Malheureusement, l’espoir est de courte durée, le trail suivant, qui s’annonçait inratable dans le magnifique Colorado Provençal tourne vite au cauchemar : une longue descente extrêmement douloureuse pour le genou et un estomac à qui il prend l’envie de s’alléger un peu (et qui en a marre qu’on le remplisse d’eau tiédasse). Devant la difficulté à courir, on envisage alors de shunter toutes les étapes de trek restantes pour pouvoir finir à 3.

Figure 2 : Sunset sur El colorado

« Ça va passer, ça va passer, tout le monde passe par là un moment… ». Sauf que ça ne passe pas…et rebelote, l’estomac rappelle qu’il est là.

On arrive avec peine au village de Viens, où le lavoir offre un reposoir salvateur et une couverture de survie me prodigue son chauffage appréciable.

Impossible de repartir sans tituber en tremblant. Ça sent la fin, difficile d’envisager une nuit entière sur un vélo dans cet état. J’abandonne donc mes coéquipiers à leur sort, déposant une gerbe au sol à leur honneur.

 

Figure 3 : Une pause en or

Heureusement, ils sont rejoints par JP et Loup, dont le début de nuit semblait également un peu difficile. Maëlle qui passait dans le coin chercher Joseph, victime du même mal, me récupère pour retourner au gîte. Mathieu nous rejoindra un peu plus tard dans la nuit.

Quant à nos valeureux, ils vont partager une nuit de rigolade pour arriver frais comme des gardons au petit matin, après un arrêt express à la boulangerie et avec encore quelques forces pour démonter le buffet.

Figure 4: L’éclair qui fait rêver

Merci à tous pour votre bonne humeur et votre bienveillance !

Figure 5 : L’arrivée des champions

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